Sentiment de SOLITUDE, angoisse d’être seul face à soi-même

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Sentiment de SOLITUDE, angoisse d’être seul face à soi-même

Date de publication : 05/03/2023

Addictions, hyperactivité, dépendance affective, agoraphobie, dépression, à quel point êtes-vous concerné(e) par la peur de vous SENTIR SEUL(E) ???
Vous vous sentez seul(e) souvent, même entouré(e) ? Vous supportez une situation car vous avez peur d’être seul(e) ? Quel est votre RAPPORT à la SOLITUDE ?

Pourquoi ces questions alors que vos difficultés semblent n'avoir rien à voir ?
Et bien vous faites peut-être partie de ces personnes qui ont été contraintes de subir et de mettre en place des stratégies face à l'angoisse du vide.

Vous vous sentez vide quand vous êtes seul(e) ? Qu’est-ce qui se cache derrière la peur de la solitude ?
Quelque fois certaines personnes ne parviennent pas à identifier ce sentiment de solitude mais évoquent une véritable peur à l’idée même d’être seules.
D’autres personnes voient se manifester des symptômes (vertiges, phobies, angoisses, insomnies ...) quand "éprouver la solitude" est, pour elles, synonyme de détresse.
Pour pallier cette incapacité d’être seules, elles vont déployer inconsciemment divers comportements (ou diverses stratégies psychiques, dont la relation addictive ou l'addiction).
ET VOILA POURQUOI je souhaite vous parler de cette INCAPACITÉ D'ÊTRE SEULE(E).

L'objet de cet article, de certaines séances de thérapie au cabinet ou du programme "Etre serein et bien avec soi-même" n'est pas d'étudier la solitude elle-même. Mais ils traitent cette problématique car elle est déterminante pour trouver des solutions durables à beaucoup de vos difficultés. La psychothérapie de ces troubles ne s'intéresse pas uniquement à cet aspect bien sûr mais en tient compte. A vous de le découvrir.

L’angoisse face au sentiment de solitude est rarement un motif donné tel quel pour une consultation.
OR cette incapacité d’être seul(e) est UNE des CAUSES des troubles tels que :

► certaines formes d’anxiété (crises d’angoisse, agoraphobie par exemple),
► les addictions (drogues, alcool, argent, achat compulsif, médicaments, jeux, sexe, hyperactivité),
► les troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie),
► la dépendance affective (peur de la solitude affective),
► la dépression,
► une peur du changement (quitter un mari, un emploi, une région …),
► la peur du regard des autres (peur d’être rejeté, d’être exclus),
► certains troubles de personnalité (personnes évitantes ou abandonniques)
► faux-self ou impossibilité d'être soi
etc.

Ainsi cet article vous montrera ce que provoque le sentiment de solitude chez de nombreuses personnes.
En tant que thérapeute, je suis souvent amenée à travailler sur cette angoisse vis-à-vis de la solitude pour avancer dans le traitement de certains troubles.
Si dans les problématiques ci-dessus, votre angoisse de solitude est présente et que vous ne la traitez pas, votre rechute est beaucoup plus probable.

La capacité, la difficulté ou l’incapacité d’être seul(e) peuvent-elles provenir d’événements remontant à l’enfance ? Peut-on combler ce vide, apprendre à vivre avec, l’apprivoiser ou se découvrir d’autres ressources qui puissent compenser cette carence initiale ?
Et peut-on réussir à trouver du bon dans la solitude quand on fait partie de ceux pour lesquels la solitude reste difficile voire insupportable à vivre ?

QU’EST-CE QUE LE SENTIMENT DE SOLITUDE ?

Le sentiment de solitude peut être lié à une situation objective comme vivre seul chez soi ou encore suite à une séparation, à la perte d’un être cher, au chômage, à la retraite, à la vieillesse… mais correspond surtout à un VÉCU SUBJECTIF, un ressenti psychique et corporel, voire viscéral d’isolement. Isolement n’est pas synonyme de sentiment de solitude.
Dans toute la suite de cet article, je mets de côté l'isolement ou l'état d'être seul qui est aussi très difficile à vivre mais fait l'effet d'autres solutions que celles que j'expose.
Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à prendre RDV.

Le sentiment de solitude est un problème quand il devient angoissant.
Il devient alors une incapacité à être seul face à soi-même.

Cette incapacité d'être seul(e) a d’ailleurs souvent commencé à exister dès votre naissance.

L'autophobie désigne ainsi la peur irrationnelle d'être seul(e), une anxiété intense vis-à-vis de la solitude.
C’est étymologiquement « la peur de soi ». Le mot "autophobie" dérive du grec ancien "auto" (qui signifie "soi-même") et "phobos" (qui signifie "peur irrationnelle").

Comment distinguer le manque de quelqu'un en particulier et l'incapacité d'être seul(e) ou angoisse d'être seul face à soi-même ?

Au départ, il est facile d'identifier les effets de l'absence de l'autre ou des autres. On peut en souffrir, on est alors dans le manque de l'autre. Dès que la personne revient, tout est OK.
PUIS il y a un moment où on ressent un mal-être qui perdure même si une autre personne est présente. ET on ressent alors que ce n'est pas la même chose de souffrir de l’incapacité d’être seul que de l'isolement temporaire.
On n’est PLUS DANS LE MANQUE mais DANS LE VIDE ou le risque de la perte de soi. En fait même si un ami est présent dans l’appartement ou qu’il y a des gens autour de nous, cela ne suffit plus à nous rassurer.

L’angoisse de solitude ou l’incapacité d’être seul(e) est ressentie même en présence d'autres personnes. L'incapacité d'être seul(e) est équivalente à se sentir seul(e) peu importe ce qui nous entoure.

Cette angoisse de solitude peut être composée de :

  • la solitude existentielle (une des angoisses existentielles parmi la finitude, la solitude, la liberté/responsabilité, la quête du sens et aussi pour certains l’imperfection ou impermanence) : c'est le "fossé" irrémédiablement infranchissable entre soi-même et tout autre être. La peur de cette solitude existentielle peut souvent se manifester sous diverses formes allant de l’anxiété légère à des crises d’angoisses, un sentiment de déréalisation ou mêmes des somatisations.
  • la solitude intrapersonnelle : c'est alors SOIT un décalage entre un soi réel et un soi idéalisé (l’échec à atteindre ses propres idéaux produit alors des symptômes tels que anxiété, basse estime de soi, dépression), SOIT une déconnexion de soi-même pour diverses raisons (on est coupé alors de ses émotions, de ses ressentis, de sa motivation, etc)
  • la solitude interpersonnelle : c'est quand on se sent complètement différent et incompris des autres, coupé de son environnement.

Bien sûr, suivant ce que vous vivez et combinez, votre niveau d'angoisse et les solutions sont différentes.
Si cela vous intéresse, il est préférable d'entamer une thérapie spécialisée (merci de me contacter) car il n'est pas possible de détailler tout cela dans un article.

COMMENT RECONNAIT-ON QUE SE SENTIR SEUL NOUS ANGOISSE ?

Comment se manifeste cette peur d'être seul ?
Il existe bien sûr différents degrés.
Confrontée à la solitude, la personne souffrant d'autophobie peut éprouver des émotions désagréables (colère, tristesse, peine, culpabilité...), développer des symptômes physiques liés aux angoisses (des troubles digestifs comme des nausées, de la diarrhée, des vomissements..., des palpitations cardiaques, des tremblements...) ou encore des symptômes dépressifs (perte de motivation, fatigue persistante, troubles du sommeil...).

L'incapacité d'être seul est indentifiable par un ressenti, un étrange sentiment de vide, de dépression, d’impuissance, d'insécurité. Il est possible de ressentir une sorte d’abandon qui nous fait nous sentir vulnérable.



Comment est-ce que je peux vérifier que c'est la solitude qui m'angoisse, alors que je ne suis pas seul(e) dans ma vie ?

Pour répondre à cette question, vous pouvez constater ce que vous éprouvez quand vous êtes seul physiquement pendant un certain temps (au minimum de l'ordre de la journée).
Par exemple, la solitude peut être vécue par vous comme bienvenue, source de réflexion sur vous-même, vous apportant du calme, de l’espace et un retour sur vous-même.
Mais la solitude peut être vécue au bout d'un moment comme source de souffrance, et vous vous sentez comme vide, vidé, inexistant. Vous ne vous sentez pas trop bien.

Très souvent, tout commence par une peur indéfinie de la solitude. Il ne s’agit pas, en soi, de la peur d’être seul, mais d’un sentiment semblable à celui ressenti au moment d’un abandon. Une sorte d’angoisse imprécise.

Si la peur grandit et devient trop intense, on voit apparaître ce que l’on appelle “l’angoisse de solitude”. On a alors la sensation constante d’être menacé(e) ou habité(e) par le vide.

Comme nous l'avons vu précédemment, cela peut aussi se produire lorsque nous sommes entourés d'autres personnes.

Voici quelques signes qui peuvent indiquer que vous ressentez de la solitude même si vous êtes entouré de personnes :
○ Vous avez l'impression d'être seul(e) dans vos pensées et vos émotions, même en présence d'autres personnes.
○ Vous n'êtes pas à l'aise pour partager vos sentiments ou vos pensées avec les autres, ou vous avez peur d'être jugé(e) ou rejeté(e).
○ Vous ne trouvez pas de personnes avec qui vous partagez des intérêts ou des passe-temps communs, ou qui ont des valeurs similaires aux vôtres.
○ Vous avez l'impression que les autres ne vous comprennent pas ou ne sont pas intéressés par ce que vous avez à dire, vous avez le sentiment de ne pas être écoutés ou connectés émotionnellement avec ceux qui nous entourent.

Parfois, la peur de la solitude n’est pas si évidente.
Par exemple, quand les personnes remplissent leur agenda à fond, avec l’objectif de ne plus avoir une seule minute de libre. En vérité, elles ne veulent pas d’une chose : laisser de la place à des moments où elles seraient seules, sans le moindre prétexte. Ces personnes se fuient elles-mêmes.
Qu’y a-t-il donc derrière cette peur de n’avoir personne à nos côtés ? Dans votre vie, passez-vous d'une relation à l'autre sans interruption?

COMMENT LE SENTIMENT DE SOLITUDE ET L’ANGOISSE VIS-A-VIS DE LA SOLITUDE SE SONT INSTALLÉS ET SE MAINTIENNENT ?

Je ne vous dirai que quelques mots là-dessus. Mais c’est intéressant de connaitre comment cette angoisse s’est installée chez vous.

Comprendre permet de mieux se connaitre et de trouver les outils appropriés.

Donc toutes les explications ci-dessous peuvent déjà donner des pistes de solutions. C’est que nous verrons dans les paragraphes suivants.

Comment expliquer ce décalage entre la réalité (nous savons que nous ne sommes pas seuls) et le ressenti (sentiment de solitude) ?

Un sentiment lié à la petite enfance

Chez la plupart des personnes, nous avons vu que le sentiment de solitude se définit par deux symptômes. Un sentiment d’insécurité en même temps qu'une incapacité à faire appel aux autres.
Quand ces personnes sont en difficulté, elles ont le sentiment de ne pas pouvoir faire face et que, si elles demandent de l’aide aux autres, elles vont déranger . D’où un sentiment d’impuissance et de solitude qui s’auto-alimente.
Mais d'où vient ce sentiment d'impuissance ?

Souvent, le sentiment de solitude s’appuie sur un épisode de la petite enfance au cours duquel l’enfant s’est senti en situation de danger ou de désarroi et que les parents n’ont pas répondu à ce besoin d’être rassuré. D’où un sentiment d’insécurité existentiel et parfois une insatisfaction relationnelle qui peut affecter leur vie d’adulte.


L'angoisse de la solitude est sous-tendue par l'angoisse de l'abandon et le sentiment de danger car personne n'est là pour intervenir (éprouvés dès la naissance). Et ceci s'est en plus déroulé à une époque où nous n'avions pas une unité interne suffisante (car notre "identité" ou "Moi" n'était pas encore formé). C'est ce vécu d'angoisse qui est rejoué à chaque fois que le sentiment de solitude réapparait sans forcément de raison extérieure particulière.

En tant que nourrisson, nous avons vécu des moments d'angoisse (voire même appelés "agonies primitives") car nous nous sentions seul sans personne autour de nous ou nous nous sentions incompris.
Nous avions beau pleurer, hurler nous n'obtenions pas instantanément satisfaction, d'où un réel ressenti d'angoisse. D'après les spécialistes, nous avons tous plus ou moins vécus des angoisses terrifiantes.
Puis lors des premières années de vie, nous avons été très vulnérables et toute expérience de rejet ou d’abandon a laissé de grandes traces : des blessures ouvertes qui n'ont pas cicatrisées. Et ceci sans avoir eu de parents particulièrement défaillants.
Peut-être parce qu’une personne aimée n’était juste pas présente au moment où nous en avions besoin ou parce que nous ne comprenions rien à notre milieu environnant. Et une peur profonde s’est installée dans ce vide.
Bien entendu, plus les figures parentales ou le milieu sont défaillants, pires sont les vécus d'angoisse.

Lorsque nous sommes seul(e)s, il est possible de nous retrouver face à ces sensations douloureuses et angoissantes (qui sont en mémoire).
La perception que nous nous faisions alors du monde reste encore très présente aujourd’hui.

Des croyances que l’on entretient

Quelles sont les croyances qui agissent sur nous et favorisent le fait que la peur d'être seul(e) soit devenu insupportable ?

Vous savez les CROYANCES, ceux sont les faits, les opinions que l'on croit vraies sans preuve, sans démonstration, sans large vérification ...
Pourtant NOS croyances sont devenues NOS vérités sur lesquelles on se base pour agir, interpréter, juger et même souvent penser de façon univoque.


Par exemple, peut-être croyons-nous qu’être sans compagnon est un échec, que nous ne sommes pas capables de garder quelqu’un à nos côtés, que faire les choses seul est honteux, qu'il faut toujours être entouré pour être bien et pour ne pas gâcher sa vie, qu'être seul est "mauvais" signe …
Il se peut aussi que nous nous soyons fait une opinion très négative de la solitude : la solitude est triste, elle est pour les parias, elle prouve que vous n'avez pas de valeur, elle est source d'ennui, ... La perception qu’a la société de la solitude (qui la fait rimer avec asocialité, égoïsme, échec) ne nous aide en rien à l’apprivoiser.
Nous n'avons peut-être pas vécue pour de vrai la solitude et nous l’évitons parce que nous ne connaissons pas les avantages de cet état ? Je donnerai quelques exemples après.

AINSI, la solitude devient inquiétante quand nous nous percevons comme des personnes incapables de faire face à la vie. Nous avons besoin de quelqu’un d’autre pour nous soutenir.
Bien sûr une grande partie de ces croyances peuvent venir de l’enfance mais pas que.

Et comme tous ceux qui font une thérapie sérieuse le savent, la perception de la réalité (basé sur nos observations et nos interprétations) peut radicalement changer les ressentis, et en particulier le ressenti de solitude.

Une grande difficulté avec une partie de nous-même

Il est aussi possible, en réalité, que la peur ne concerne pas la solitude en tant que telle, mais plutôt une facette de nous-mêmes. A partir du moment où cette partie de nous apparait (d'ailleurs pas souvent de façon consciente), il est difficile d'y faire face.
La solitude provoque forcément un retour sur soi et il y a peut-être quelque chose que nous ne voulons pas voir ou reconnaître en nous. C’est pour cela que nous évitons ces rencontres avec notre partie la plus intime, celles qui ne peuvent avoir lieu que dans la solitude.

Une réactivation à cause d’évènements traumatiques

L'incapacité a pu déjà trouver sa source dans l'enfance "classique" (comme nous l'avons vu précédemment) ou suite à un ou des évènements traumatiques passés (des parents absents ou distants, une agression subie par le passé ...)

MAIS elle peut être en plus réactivée par des circonstances traumatiques telles qu’un deuil, une dépression ou un grand changement.

Mais il est sûr que cela s’appuie sur une plus ou moins grande capacité d’être seul acquise dans l’enfance.
Ceci dit, ne désespérez pas, il est toujours possible de la travailler. Si cela vous intéresse, le mieux est de me contacter.

COMMENT CHANGER CELA ? Nous le verrons dans un prochain paragraphe.
Je vous dirai aussi pourquoi une « bonne » solitude, une solitude sereine, est absolument nécessaire à notre équilibre psychique. Même si en même temps, on reste un être de lien qui a besoin de bonnes relations autour de lui.

COMMENT CET AUTOPHOBIE OU PEUR DE SE SENTIR SEUL EST UN FACTEUR DE RISQUE DANS BEAUCOUP DE PATHOLOGIES ?

L'angoisse de solitude est un facteur déclenchant et aussi un facteur de maintien dans beaucoup de pathologies.


L'incapacité d'être seul est UNE des CAUSES des troubles suivants : certaines formes d’anxiété (crises d’angoisse, agoraphobie par exemple), les addictions (drogues, alcool, médicaments, jeux, sexe, hyperactivité, achat compulsif ...), la dépendance affective (peur de la solitude affective), les troubles du comportement alimentaire TCA (anorexie, hyperphagie, boulimie), certaines dépressions, une peur du changement (quitter un compagnon, un emploi, une région …), la peur du regard des autres (peur d’être rejeté, d’être exclus ...), certains troubles de personnalité (personnes évitantes ou abandonniques) , faux-self (ou identité adaptée aux conditions extérieures)...

Ceci est intéressant à comprendre car si on traite ce rapport à la solitude, il est fréquent de voir les troubles diminuer. Alors que si on ne le traite pas, les troubles peuvent plus facilement réapparaitre sous une forme ou une autre (vous pouvez aussi consulter l'article sur les bénéfices secondaires et le remplacement d'un problème par un autre.)

Quelques exemples vous expliquant pourquoi

Nous avons, pour la plupart d’entre nous, développé des stratégies, des savoir-faire, pour éviter de nous confronter à la souffrance et nous assurer un minimum de bien-être.


Par exemple, pour se protéger contre la peur de l'abandon et de la solitude, en ne vivant jamais de relations (on ne risque pas la séparation) ou en surinvestissant les relations (le nombre évite que « tout lâche » en même temps).
Par exemple, afin de garder le lien pour ne pas être seul, nous multiplions les contacts ou en développons un « avec acharnement », ou nous nous sommes contraints de céder à nos addictions (ou autres dépendances), à l’hyperactivité… toutes stratégies de « remplissage ».
Ou par exemple, dans la relation de couple, nous attendons de l’autre qu’il soit tout le temps présent.
Ou bien, en cas de séparation, certains vont se mettre à boire ou à consommer des drogues. Pourquoi ces addictions ? Comme nous l'avons vu juste au-dessus, parce qu’elles nous permettent de moins souffrir de la solitude sans faire appel à l’autre.
Tout, dans ces conditions, peut fonctionner comme une drogue : les substances, mais aussi l’activité physique, l’amour, le sexe…

QUELS SONT LES AUTRES RISQUES LIÉS A CETTE INCAPACITÉ D’ETRE SEUL ?

L’un des aspects négatifs de cette solitude anxieuse peut aussi être qu’elle nous pousse à établir des liens peu authentiques avec les autres. Nous cherchons leur compagnie pour réduire notre mal-être, mais pas pour cultiver de véritables relations.
Certains vont même jusqu'à tout faire pour ressembler aux autres (adopter les mêmes idées, les mêmes croyances, les mêmes manières, le même langage ....).

Pour parvenir à partager des choses vraies avec les autres, vous devez déjà apprendre à être seul(e).

Si vous ne savez pas comment faire, vous trouverez de brèves indications à la fin de cet article. Si vous voulez vraiment changer, le mieux est d'entreprendre une véritable thérapie.

Un autre aspect négatif est que vous êtes toujours en conflit interne. Quand vous ressentez cette angoisse de la solitude, à ce moment là, c'est un signe que vous êtes confronté à un possible paradoxe : vous perdez votre individualité en dépendant des autres pour faire et ressentir ET en même temps vous réalisez votre solitude existentielle.

Dites-vous aussi que, du moins en partie, la peur de la solitude est aussi une peur de la vie, car la seule personne qui nous suit partout n’est autre que nous-même.


Je vais maintenant évoquer dans les paragraphes suivants des troubles apparus ou maintenus en partie à cause de cette angoisse de la solitude.
Des articles plus détaillés concerneront chacune de ses problématiques.
Si vous voulez un suivi individualisé et de véritables solutions face à ces troubles (anxiété (crises d’angoisse, agoraphobie par exemple), addictions (drogues, alcool, troubles du comportement alimentaire, jeux, sexe, hyperactivité), dépendance affective (peur de la solitude affective), des dépressions, une peur du changement (quitter un mari, un emploi, une région …), la peur du regard des autres (peur d’être rejeté, d’être exclus), certains troubles de personnalité (personnes évitantes ou abandonniques)), le mieux est de prendre RDV.

COMMENT CETTE PEUR DE LA SOLITUDE S’EXPRIME DANS LES ADDICTIONS ?

Quand on ressent l'angoisse d'être vide et seul sans défense (mémoire ancienne parfois d'une angoisse de nourrisson), on essaie de diminuer cette angoisse par la présence d'un "objet" (produit ou personnes dont on est dépendant) et d'un comportement autocalmant (prise du produit, rapprochement avec l'autre, etc).
Cela concerne les addictions de toutes sortes qu’il s’agisse de relations amoureuses addictives (détaillé dans le paragraphe en dessous), d’addictions à différents produits ou comportements.
Nous entendons le terme addiction au sens "esclave de" : dépendance aux drogues, alcool, argent, médicaments ....; dépendance aux comportements tels que jeu, sexe, hyperactivité, achat compulsif, troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie),

Les personnes tentent de transformer le vide "sidérant", le vide "dévastateur" en un vide reposant. Au début ce n'est pas le manque qui nous fait plonger mais le vide.

Paradoxalement, il y a à la fois l'addiction au sens large du terme (pour ressentir la continuité de notre existence grâce à une forme de répétition) et un repli avec l'objet addictif (près de nous il ne peut pas nous quitter, et en plus un sentiment de "consistance" et de protection s'installe). Mais le leurre est que le vide ne disparait pas réellement, il est juste moins angoissant.

Le repli addictif est alors le refuge dans une solitude qui ne peut être supportable que grâce à des « drogues », pouvant devenir par la nécessité vitale du recours, des addictions.
Ce à quoi on est "drogué" nous détourne des sensations de solitude. Paradoxalement, cela crée le sentiment d'un retour vers soi (illusoire car la "drogue" occupe le devant de la scène).

Vous l'avez compris j'englobe dans tout ça la dépendance à une personne (nous l'aborderons dans le paragraphe de la dépendance affective). D'un côté la relation addictive implique une relation à un autre dont la permanence est partiellement ou totalement indispensable, de l'autre l’addiction implique quant à elle l’utilisation d’un produit ou d’une activité .

ET DONC avant de se libérer d’une addiction, il est nécessaire de se libérer des processus psychiques qui la sous-tendent, qui sont en fait des stratégies de survie psychiques face à la solitude angoissante.

COMMENT CETTE PEUR DE LA SOLITUDE S’EXPRIME DANS LA DÉPENDANCE ÉMOTIONNELLE ou DÉPENDANCE AFFECTIVE?

Je vous présente juste quelques éléments. Un article entier y sera consacré.
Si vous ressentez un vide lorsque vous êtes seul, c'est un signe que vous perdez votre individualité et que vous dépendez des autres pour faire et ressentir. Cela peut nuire alors à votre estime de soi et à votre sécurité personnelle.

Quand parle-t-on de dépendance émotionnelle ou dépendance affective ?

Quand on ne laisse pas de place à l'autonomie personnelle ; quand on confond l'amour avec la dépendance ; lorsque la relation affective annule l'individualité, produisant un sentiment de vide en l'absence de l'autre.

Quand on se "trompe" avec l'autre, mais on ne peut pas vivre sans lui.
Les personnes qui ont des relations dépendantes ont souvent besoin de leur «drogue personnelle» : partenaire, amis, parents… Vous pouvez même dépendre émotionnellement des enfants et de leur vie.

Les peurs et les insécurités dominent ces personnes dépendantes affectives.
En fait, le mythe de «la moitié» ou de «n'être rien sans l'autre» est le reflet de peurs répétitives de solitude et d'abandon qui peuvent conduire les individus à se laisser vivre, à perdre le respect de soi et l'amour de soi.
La dépendance affective est liée à un manque émotionnel et constitue le plus grand obstacle à la croissance personnelle.

COMMENT CE RAPPORT ANGOISSANT A LA SOLITUDE S’EXPRIME DANS LES TROUBLES ANXIEUX ET DE LA PERSONNALITÉ ?

Exemples liés à l'anxiété
Pour des patients avec des crises d'angoisse et certaines manifestations anxieuses, on entend que la personne craint qu'il lui arrive quelque chose si elle est seule : cela concerne notamment les personnes qui font des attaques de panique, les émétophobes (qui craignent de vomir au point d'en mourir) ou encore les personnalités borderline qui, lorsqu'elles sont seules, peuvent éprouver un sentiment de vide très important (le risque d'auto-mutilation, de suicide... est alors élevé).

Exemples liés à des troubles de la personnalité
Dans le cas de personnalités évitante, dépendante ou abandonnique ou autre, l'anxiété vis-à-vis de la solitude peut alors être perçue comme un problème existentiel : la personne ne supporte pas d'être seule et développe alors des comportements paradoxaux parce qu'elle a la sensation d'avoir besoin d'être protégée, parce qu'elle ne se sent pas capable ou qu’elle ne peut se sentir heureuse si elle ne peut partager, par exemple OU BIEN la personne ne supporte pas de prendre le risque d'être abandonné ou laissé de côté un jour.

QUELS SONT LES AVANTAGES D'ÊTRE SEUL(E) ?

A toute situation, il y a ses avantages et ses inconvénients. Il est essentiellement question de point de vue et de ce qu'on choisit de valoriser.

“Et lorsque le matin personne ne te réveille, et lorsque le soir personne ne t’attend, et lorsque tu peux faire ce que tu veux, comment appelles-tu cela, liberté ou solitude …?”

Par exemple :
1. Être seul vous rend plus créatif : seul, d'un côté on est plus inventif car on ne peut compter que sur soi pour apporter des idées créatives et originales. Bien qu'il soit vrai que le travail d'équipe donne des résultats plus complets .
2. Très souvent, pour réaliser un projet, que ce soit pour le travail, les études ou un hobby, il y a des avantages à être seul : il sera plus facile de se concentrer et de mettre en œuvre le projet.
3. Le temps passé seul vous recharge. Le temps passé seul est l'endroit où vous pouvez vraiment vous détendre sans conditionnement extérieur.
4. Faire des activités seul peut vous aider à vous faire de nouveaux amis. Si vous faites des affaires ou des hobbies par vous-même, vous aurez plus de chances de rencontrer de nouvelles personnes. Souvent, lorsque vous faites quelque chose par vous-même, vous êtes plus ouvert à parler ou à savoir.
5. Apprendre à être seul vous rend plus adaptable. Être seul peut être considéré comme un entraînement mental: il vous rend plus flexible, plus attentif à ce qui vous entoure, plus sûr de vous et plus ouvert aux autres.
6. Être seul vous permet de penser. C'est l'un des points les plus importants: apprendre à être seul permet d'alléger les idées, de réfléchir et est un excellent moyen de vous préparer à prendre des décisions. Etre seul développe le sens de la responsabilité.
7. Lorsque vous êtes seul, vous ne faites que ce que vous voulez vraiment faire. Cela va dans le sens de la liberté. Être seul de temps en temps nous permet de faire ce que nous aimons sans contraindre l'autre, en y consacrant tout le temps et l'attention que nous voulons.

QUELLES SONT LES SOLUTIONS QUE L’ON PEUT ESSAYER DE METTRE EN PLACE SEUL FACE A L'INCAPACITÉ D'ÊTRE SEUL(E) ?

Savoir être seul(e), cela s'apprend.

Nous avons vu plus haut que le plus souvent, dans l'angoisse de la solitude, il y a un mal-être, un conflit intérieur, une mauvaise estime de soi ou toute autre raison qui perturbe la relation à soi-même (et donc aussi à l'autre).
Même si les angoisses primitives (comme nous l'avons vu plus haut) sont difficiles à éviter, les habitudes données aux enfants peuvent améliorer ou détériorer la capacité à être seul(e).
Si sur-occupés, les enfants vont d'une activité à une autre et se précipitent sur leur console de jeux, ordinateur ou téléphone portable, ils ne développent pas leur capacité à être seuls face à eux-mêmes et à faire preuve de créativité.
"C'est dès l'enfance que nous devrions être éduqués à supporter et à aimer être seuls", assure le psychiatre Gérard Macqueron. "Pour que les moments de solitude soient des moments où l'on se retrouve en "bonne compagnie" avec soi-même."

Mais vu que le passé ne se change pas, comment peut-on tenter d'améliorer sa capacité d'être seul(e) ?

  • La 1ère solution est peut-être déjà de réfléchir aux aspects positifs de la solitude (cités ci-dessus) et d'être objectif sur les aspects négatifs.
    Prenez un moment pour penser aux éléments gratifiants que peut vous octroyer la solitude.
    Que pourriez-vous faire tout seul(e), qui serait intéressant, amusant ou agréable ?

Cela vous permettra de prendre du recul face à la solitude en reconnaissant les avantages d'être seul(e), de vivre seul(e), d’avoir du temps pour soi, de pouvoir faire les choses à votre rythme, selon vos envies.

L'idée est aussi de changer ses croyances.

Nous avons souvent des pensées négatives lorsque nous pensons à la solitude.
Par exemple : "je n'y arriverai pas seul(e)", "tout(e) seul(e), je ne vaux rien", "quand je suis seul(e) je n'existe pas", "quand je suis seul(e) je ne suis pas en sécurité", "tout seul(e), faire des choses est toujours sans intérêt".
La plupart de ces croyances sont influencées par des expériences désagréables et des croyances irrationnelles quant à la possibilité de “rester seul”. Or il s'agit de ne pas généraliser et de rationaliser les faits.
Le fait est, que si nous ne résolvons pas cela, il se peut que la solitude nous soit insupportable et que le malaise nous envahisse.
Ne nous comparons pas à ce que font les autres et faisons ce que nous souhaitons sans nous soucier d’entre seul(e) ou accompagné(e).

Il s'agira notamment aussi de ne pas idéaliser la compagnie des autres.

Sans vous en rendre compte, vous avez peut-être comme croyance le fait que la compagnie des autres change complètement votre état d’âme. Observez si, en réalité, c’est toujours le cas.

En observant les autres, il est possible que vous vous sentiez exclus. Les médias sociaux, en particulier, peuvent vous donner l’impression que tout le monde est entouré d’amis sauf vous.
Or, gardez en tête que les médias sociaux ne présentent qu’une sélection contrôlée d’images. Les gens veulent en effet que l’on ne voie que leur bon côté, mais les apparences peuvent être trompeuses.
Un grand nombre de personnes ont tendance à occulter dans leur discours une bonne partie de leurs difficultés !
N’oubliez pas que nous pouvons être entourés de gens et nous sentir tout de même seuls.

Avoir l’impression que vous n’êtes pas aussi bien que d’autres n’est donc qu‘une impression, rarement la réalité.

  • La 2ème solution est d'apprendre à vous connaitre et de travailler à être en paix avec vous-même. Il s'agit d'accepter la séparation d'avec vos "drogues" (voir dans les paragraphes plus haut) et d'entrer dans une "rencontre" avec vous-même (souvent difficile).
    L'idée est de faire face à vos défauts (et qualités), vos parties cachées, vos conflits internes, vos peurs, ..... Il s'agit de découvrir leur histoire et savoir ce que vous souhaitez en faire.

Se connaître et apprendre à s'aimer est la clé essentielle. Ce chemin est beaucoup plus facile avec un thérapeute, bien que l'on puisse faire un bout de route tout seul. S’accepter tel(le) que l’on est permet de passer du bon temps avec soi-même et vivre en paix.

Quand on a identifié nos passions, s'y consacrer fait que le temps et la solitude affective sont moins présents.

  • La 3ème solution est d'identifier ce que vous ressentez.
    Que ressentez-vous face à la solitude ? De la colère ou peut-être de la tristesse ? de l'angoisse ?
    L’identification de vos émotions et de vos sentiments lorsque vous vous sentez seuls est très importante pour parvenir à les libérer et les empêcher de vous blesser. Car si vous les ignorez, ils ne disparaîtront pas et se déposeront au fond de vous, devenant toxiques et générant en vous un vide beaucoup plus important. Il s’agit de repérer l’empreinte émotionnelle, le schéma cognitif ancien qui se répète dans le présent.

  • La 4ème solution est de faire des choses que vous aimez, spécialement quand vous êtes seul(e). Vous pouvez faire une liste de choses que vous aimez faire et les faire en profitant de la solitude. La solitude ne doit pas être perçue comme un fardeau, mais plutôt comme une chance d’avoir du temps pour soi.

Et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul. Vous êtes en compagnie de la personne qui vous connaît le mieux : vous !

  • La 5ème solution est d'apprivoiser le silence.
    Notre environnement sonore est rarement au repos. Dès qu’un moment de silence survient, au lieu de le voir comme un espace à soi, on le meuble par du bruit.
    Mettre un fond sonore est une habitude, une façon de masquer le silence qu’on n’a jamais appris à apprécier vraiment. Le bruit est en quelque sorte rassurant.
    Il camoufle notre malaise et, surtout, nous empêche un peu d’entendre nos pensées.
    Faire taire le bruit autour nous permet d’accéder à nos pensées et d’écouter ce qui se passe en nous.
    Exercice qui n’est pas toujours simple et qui ne se passe pas sans heurts.
    Avoir accès à ce côté de nous (que l’on tente parfois de camoufler notamment par le bruit) peut être déstabilisant. Il faut donc réapprendre à renouer avec «nous-mêmes» et considérer le silence comme une forme de recueillement et de distanciation avec le monde autour.

Le silence peut être particulièrement reposant, surtout quand on l'associe à de profondes respirations.

Mais cette démarche doit être progressive comme tout changement que nous souhaitons implanter dans nos vies. Autrement, nous serons vite découragés.
Pour arriver à retirer des bienfaits de la pratique du silence, il est nécessaire d’y aller par courtes périodes au début. Parfois, quelques minutes le matin et quelques autres le soir suffisent pour amadouer cet état. Puis, doucement, on augmente la fréquence ou la durée. Si nous nous imposons une heure de silence, nous ne tiendrons pas et nous affirmerons à tort que le silence n’est pas pour nous. Ce serait nous priver d’une multitude de bienfaits.

À petites doses, voici des pistes pour mettre un peu plus de silence dans vos vies.
Par exemple
- Freiner votre réflexe de mettre du bruit partout autour de nous.
- Instaurer une routine de «pause silencieuse» en restant en silence, par exemple, 3 minutes au lever et 3 minutes avant d’aller dormir.
- Prendre une minute de silence avant d’entamer une activité (manger, travailler, etc.)
- Aller dans des lieux silencieux comme une bibliothèque, un musée, etc.
- Apprendre à être en silence même en famille ou en couple, pendant un moment.
- Faire une marche sans écouteur sur les oreilles.
- Percevoir les moments de silence comme étant des espaces de découverte de soi et non comme une menace ou un malaise.
- Utiliser le silence pour se ressourcer, pour souffler...

Il est vrai que tout ceci pourra vous sembler insuffisant, auquel cas il est préférable de consulter.

POURQUOI FAIRE UNE THÉRAPIE POUR MIEUX GÉRER CETTE PEUR DE LA SOLITUDE ?

Vous l’avez sûrement compris, les racines de cette angoisse face à la solitude remonte à l’enfance. Donc comme pour toute blessure d’enfance, le processus le plus efficace est d’avoir un thérapeute qui nous conduit dans une forme de réparation.

Le meilleur moyen de travailler la capacité d’être seul est une thérapie intégrative mêlant les différentes théories et outils psychothérapeutiques pour travailler sur les différentes voies possibles.

En tant que thérapeute, nous avons étudié ce qui se passe dans l’enfance. Nous l’avons appris en étudiant la psychanalyse (Freud, Winnicott, Klein, Bion …), la psychologie développementale et cognitive et pour certains la psychologie existentielle. Il est important de se baser déjà sur ces connaissances pour comprendre ce qui se joue.
Le cadre thérapeutique permet de récréer un environnement favorable à un retour sur soi avec la présence bienveillante du thérapeute. Cela est plus sécurisant.

Pour apprendre à se connaitre (comme mentionné dans le paragraphe précédent), il est souvent plus facile et profond de le faire accompagné par un thérapeute.

Le travail sur les peurs est là encore très important : identifier les peurs qui nous coupent de nous-mêmes, et des autres. Ces peurs sont plus ou moins conscientes, violentes, archaïques…

Les peurs archaïques (par exemple les peurs de "montrer" le vide que l’on sent en soi, de se montrer vulnérable, de ne pas être aimable, ni légitime d’exister… ) sont complexes à conscientiser.
Elles agissent sur nos comportements à notre insu, et pourront être "dévoilées" en thérapie grâce à un lien de confiance. L'approche symbolique et l'art-thérapie permettent d'aborder alors des concepts difficilement explicables.

Concernant la solitude existentielle, l’angoisse existentielle ressentie est là pour nous mettre en mouvemen. Elle nous confronte à notre responsabilité de faire quelque chose de notre ressenti, et de prendre la responsabilité de notre vie, en développant notre liberté. Ceci est un travail profond et spécifique qui est plus efficace à travailler avec des approches de la psychothérapie existentielle.

Les thérapies cognitive et comportementale (TCC) dont l'ACT (Thérapie d'acceptation et d'engagement) visent elles à travailler notamment sur deux éléments : le sens donné aux choses (c'est la partie cognitive) et le comportement face aux choses en question (c'est la partie comportementale). On peut alors amener les personnes à identifier leurs croyances (à l'origine de la peur d'être seul) et à reconnaître ces pensées automatiques lorsqu'elles surviennent pour (à la longue) être en capacité de ne plus les écouter.

Il y a dans la thérapie ACT une multitude de concepts qui permettent de travailler complètement l'angoisse d'être seul.

NB : Au cabinet, je travaille spécifiquement sur cet axe « Comment améliorer sa capacité d’être seul ? » quand votre trouble concerne un mal-être général, des addictions (drogues, alcool, médicaments, jeu, argent, sexe), une hyperactivité, une dépendance affective, un blocage dans votre vie, une dépression ….
Vous l’avez compris, si ce bien-être seul face à soi-même n’est pas travaillé, il y a d’énormes risques de rechute pour les troubles ci-dessus.

A l'issue de la thérapie, vous serez alors en capacité d'être seul sans vous sentir en grande détresse. Et l'idée sera d'avoir assimilé que l'expérience de la solitude est bénéfique car elle favorise la découverte de soi, permet de faire émerger vos envies, vos aspirations. Elle permet la création artistique, ou tout simplement de se ressourcer et de se détendre.

Si ce sujet vous concerne, vous pouvez m’envoyer un message pour que je vous inscrive à un programme spécial « Etre serein et bien avec soi-même ».
Je réponds également sur un blog 1 fois par semaine à une de vos questions sur ce sujet.


Cette capacité d'être seul est pour beaucoup d'entre nous LA PLUS GRANDE FORCE que l'on puisse avoir. Cela ne change rien au fait que nous restons un être de lien donc que les relations humaines sont aussi en même temps une force. Mais n'oubliez pas que les liens ne nous nourrissent que s’ils ont un sens. Dans le cas contraire, ils nous emprisonnent sans remplir notre vide intérieur.


Auteur : Karine BIAVA (2023)
Psychothérapie et Art-thérapie à Peymeinade 06 530

Si vous sentez que vous avez besoin d’aide car le sentiment de solitude est angoissant et que vous ne trouvez pas de solutions face à votre trouble, vous pouvez entreprendre des séances de thérapie pour solutionner durablement votre mal-être.
N'hésitez pas à prendre rendez-vous.
La théorie est une chose, en profiter vraiment en est une autre.

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