Burn-out : au-delà des solutions superficielles.

Prendre rendez-vous
navigate_before
Burn-out : au-delà des solutions superficielles.

Date de publication : 21/10/2025

Vous entendez partout parler de burn-out, d'épuisement professionnel, de surmenage. Mais que cache réellement ce phénomène ? Pourquoi revient-il sans cesse sur le devant de la scène, frappant toujours plus fort, et surtout toujours plus haut : cadres, dirigeants, managers à responsabilités, personnes brillantes et engagées ? Derrière l'accumulation des symptômes visibles, il y a des dynamiques silencieuses, souvent méconnues, qui transforment un simple stress en une véritable crise existentielle et identitaire.

Le burn-out n'est pas une maladie au sens classique du terme. C'est la manifestation d'un déséquilibre profond entre ce que l'on donne, ce que l'on attend, et ce que l'on reçoit dans le travail, mais aussi, plus subtilement, dans la manière dont on se définit à travers ce travail. S'il touche tous les secteurs, il prend une dimension particulière chez les profils à responsabilités : pour eux, l'enjeu n'est pas seulement de "tenir le coup" mais de comprendre et d'agir sur les schémas internes qui les exposent de façon récurrente à l'épuisement.


Le burn-out n'est pas qu'une question de charge : c'est un signal d'alarme révélant un déséquilibre systémique entre ce que l'on donne et ce que l'on reçoit, entre qui l'on est et ce que l'on fait.

Dans cet article, je vous propose une analyse critique, nuancée et originale du burn-out pour sortir des solutions superficielles et comprendre comment transformer les schémas invisibles qui maintiennent le surmenage. Nous irons au-delà des conseils standards pour explorer les mécanismes invisibles qui entretiennent l'épuisement professionnel, les pièges des approches qui ne traitent que les symptômes, et la puissance d'un travail ciblé sur les schémas de pensée, de valeur et de relation. À chaque étape, vous trouverez des explications précises, des exemples, et des pistes concrètes pour sortir durablement du surmenage, renouer avec vous-même, et retrouver la capacité de choisir.


Burn-out et surmenage : des réalités qui dépassent le simple stress


Le mythe de la suractivité et la dictature de la performance

Nous vivons dans une culture qui valorise l'action, l'intensité, la polyvalence. "Toujours plus", "être à la hauteur", "ne jamais décrocher" : ces mantras façonnent les esprits, bien au-delà des exigences réelles du poste. Ce culte de la performance est particulièrement intense chez les cadres, les hauts potentiels, les managers à responsabilités.

Or, ce n'est pas la quantité de travail qui crée le burn-out, mais la perte de sens, l'impossibilité de réguler l'effort, la difficulté à accepter ses propres limites, ou à reconnaître ses besoins profonds. Les exigences externes (objectifs, reporting, compétitivité) se conjuguent à des exigences internes : perfectionnisme, culpabilité, besoin de contrôle, peur de décevoir.

Dans certains contextes comme l'expatriation, ces exigences s'intensifient encore : sentiment de "devoir réussir l'aventure", pression familiale, peur de l'échec ou de la déception face à l'entourage. Mais même sans changement géographique, les environnements professionnels exigeants créent cette même dynamique d'hyperperformance et de surcontrôle.


Un phénomène systémique : au croisement du travail, du rapport à soi, et des enjeux existentiels

Le burn-out n'est pas seulement une affaire d'organisation ou de management. Il vient toucher simultanément trois dimensions fondamentales :

Le rapport au travail : est-il une fin en soi, une identité, une source de valorisation ? Pour beaucoup, le travail n'est pas qu'une activité : c'est ce qui définit leur valeur aux yeux du monde et à leurs propres yeux. Quand cette dimension identitaire devient prépondérante, chaque difficulté professionnelle devient une menace existentielle. On ne perd pas simplement un dossier ou un client, on perd un morceau de soi.


Quand le travail devient l'unique source de valeur personnelle, chaque échec professionnel se transforme en menace existentielle.

Le rapport à l'autre : besoin de reconnaissance, peur du jugement, difficulté à poser des limites. Le surmenage s'installe souvent dans l'incapacité à dire non, à décevoir, à montrer une vulnérabilité. Cette difficulté n'est pas une simple question de "manque d'assertivité" : elle révèle des schémas profonds sur la valeur relationnelle, sur ce qui nous rend dignes d'être aimés, reconnus, acceptés dans le groupe.

Le rapport à soi : croyances sur la valeur personnelle, la réussite, la légitimité, la sécurité. C'est ici que se nichent les schémas les plus puissants et les plus destructeurs : "Je ne vaux rien si je ne réussis pas", "Je dois toujours en faire plus pour mériter ma place", "Ma vulnérabilité est INACCEPTABLE et dangereuse".

⚠️ Ce sont ces dimensions cachées qui expliquent pourquoi le simple "repos" ou "changement de rythme" ne suffisent pas, et pourquoi certaines personnes enchaînent les épisodes d'épuisement malgré des adaptations organisationnelles répétées.

Le problème n'est pas dans l'environnement seul, mais dans la façon dont ces schémas internes interagissent avec l'environnement pour créer un système autodestructeur.


Pourquoi traiter les symptômes ne sert à rien : la nécessité de travailler sur les schémas


L'impasse des solutions de surface

Face au surmenage, le réflexe classique consiste à proposer du repos, des vacances, un arrêt maladie. On ajoute des techniques de gestion du stress : respiration, méditation, yoga, sport. On réorganise le temps, on instaure du télétravail, on allège temporairement les missions.

Ces solutions peuvent apporter un soulagement temporaire. Mais, dès que la pression revient, la personne replonge. Pourquoi ? Parce que le fond du problème est ailleurs.

Vous pouvez apprendre à mieux respirer, à méditer ou à déléguer, mais si votre schéma interne reste : "Je dois toujours prouver que je mérite ma place", "Je n'ai pas le droit de décevoir", ou "Je ne vaux rien si je ne réussis pas", le surmenage reviendra IMMANQUABLEMENT, sous d'autres formes. La technique de gestion du stress devient alors un simple pansement sur une plaie qui continue de s'infecter.


Les solutions de surface ne traitent que les symptômes. Sans transformation des schémas internes, l'épuisement revient toujours, sous une autre forme.

Ce constat d'échec répété devrait nous alerter. Combien de fois avez-vous entendu quelqu'un dire : "J'ai fait une pause, je me suis reposé, mais trois mois après j'y étais de nouveau" ? Ce n'est pas un manque de volonté. C'est que le terrain psychologique qui favorise l'épuisement n'a jamais été travaillé.


Les schémas : ce qui dirige votre énergie à votre insu

Un schéma, au sens psychothérapeutique, est une croyance profonde, souvent issue de l'enfance ou de l'histoire personnelle, qui va orienter inconsciemment nos pensées, nos émotions, et nos comportements. Ces schémas se sont construits comme des réponses adaptatives à des situations difficiles : un enfant qui devait être parfait pour recevoir de l'attention, un adolescent qui apprenait que ses besoins ne comptaient pas, une personne qui a intégré que sa valeur dépendait uniquement de sa performance.

Le problème, c'est que ces schémas continuent d'opérer à l'âge adulte, bien après que le contexte initial a disparu. Ils deviennent des lunettes déformantes à travers lesquelles nous interprétons toutes les situations professionnelles.

Le schéma d'exigence élevée : "Si je ne fais pas tout parfaitement, je ne serai pas reconnu, je ne vaudrai rien". Ce schéma pousse à l'hypercontrôle, à l'impossibilité de déléguer réellement (car personne ne fera jamais aussi bien que moi), à la course permanente vers un idéal inaccessible. La personne est prise dans une spirale où chaque réussite rehausse la barre, où il n'y a jamais de repos possible. Le pire, c'est que ce schéma est souvent valorisé socialement : on appelle ça "avoir de l'ambition", "être exigeant avec soi-même". Mais derrière cette façade positive se cache une violence interne considérable.


Les schémas ne sont pas de simples habitudes : ce sont des croyances profondes forgées dans l'enfance qui continuent de diriger notre vie d'adulte, souvent à notre insu.

Le schéma de sacrifice de soi : "Les besoins des autres passent toujours avant les miens". Cette croyance engendre une incapacité chronique à identifier ses propres besoins, à les exprimer, à les faire respecter. La personne devient perméable aux demandes extérieures, incapable de hiérarchiser ou de refuser. Elle se retrouve dans une position de "sauveur" permanent, portant les problèmes de tous, au détriment de sa propre santé. Ce schéma est particulièrement insidieux car il se pare de vertus : dévouement, générosité, esprit d'équipe. Mais il conduit inévitablement à l'épuisement et, paradoxalement, au ressentiment.

Le schéma d'impuissance apprise : "Quoi que je fasse, je ne peux pas vraiment changer la situation". Ce sentiment d'impuissance génère une forme de résignation active : on continue à travailler intensément, mais avec la conviction profonde que rien ne changera fondamentalement. Cette contradiction est particulièrement épuisante : on s'acharne tout en croyant que c'est vain. Ce schéma se nourrit souvent d'expériences professionnelles où la personne s'est effectivement sentie impuissante (réorganisations subies, décisions imposées, efforts non reconnus). Mais il se généralise ensuite à toutes les situations, même celles où un changement serait possible.

Le schéma d'abandon ou d'exclusion : "Si je ralentis, si je refuse, on m'oubliera, on me rejettera". Ce schéma est particulièrement actif dans les environnements compétitifs, où la peur de l'exclusion sociale ou professionnelle est constante. La personne accepte tout, se rend disponible en permanence, ne pose jamais de limites, par terreur d'être mise de côté. Elle confond "être apprécié" et "être indispensable par sa disponibilité totale". Ce schéma crée une dépendance toxique au regard des autres et une impossibilité à exister par soi-même.

Le schéma de méfiance et d'abus : moins souvent évoqué mais très présent chez certains profils, ce schéma génère une hypervigilance permanente. "Je dois tout contrôler car on va profiter de moi, me trahir, m'abuser". Cette vigilance constante épuise : on ne peut jamais vraiment déléguer, faire confiance, lâcher prise. Le surmenage vient alors de l'impossibilité structurelle de partager la charge.

⚠️ Ces schémas génèrent une énergie immense, mais qui se retourne contre soi si elle n'est pas canalisée. Ce sont eux qui, en arrière-plan, maintiennent le cercle vicieux : stress, fatigue, tentatives de récupération inadaptées, puis nouvelle surcharge.

Ils créent ce que les thérapeutes appellent des "prophéties autoréalisatrices" : la personne agit d'une façon qui finit par produire exactement ce qu'elle craignait.


Agir sur les schémas : transformer la racine du burn-out

Pour sortir durablement de l'épuisement, il ne suffit pas de "traiter" le symptôme (la fatigue, la démotivation, l'insomnie). Il faut s'attaquer à la racine en suivant plusieurs étapes cruciales.

Identifier précisément les schémas actifs chez vous. Cette identification ne peut pas se faire superficiellement. Il ne s'agit pas simplement de cocher une case "oui, je suis perfectionniste". Il faut comprendre comment ce schéma se manifeste concrètement dans votre quotidien professionnel : Quelles situations le déclenchent ? Quelles émotions surgissent ? Quels comportements automatiques s'enclenchent ? Par exemple, un schéma d'exigence élevée peut se manifester par une incapacité à terminer un dossier (car il n'est jamais assez parfait), par des nuits blanches avant une présentation, par l'impossibilité de recevoir un compliment sans immédiatement penser "oui mais j'aurais pu faire mieux".


Identifier vos schémas ne suffit pas : il faut comprendre comment ils se manifestent concrètement dans votre quotidien professionnel et quelles émotions ils déclenchent.

Comprendre d'où ils viennent et comment ils se sont construits. Cette étape n'est pas une complaisance envers le passé, mais une nécessité pour désamorcer la puissance du schéma. Quand vous comprenez que votre besoin de tout contrôler vient d'une enfance où l'imprévisibilité était dangereuse, vous créez une distance. Vous pouvez vous dire : "Ce schéma était utile à l'époque, il m'a protégé. Mais aujourd'hui, dans mon contexte professionnel actuel, il me dessert plus qu'il ne me sert". Cette compréhension permet de passer de la culpabilité ("je suis faible, incapable de gérer mon stress") à la lucidité ("j'ai un schéma qui s'active et que je peux travailler").

Expérimenter de nouvelles façons de penser, de ressentir et d'agir. C'est ici que le vrai travail thérapeutique commence. Il ne suffit pas de "comprendre" intellectuellement son schéma. Il faut créer de nouvelles expériences émotionnelles correctrices. Par exemple, si vous avez un schéma de sacrifice de soi, vous devrez expérimenter progressivement le fait de dire non, de prioriser vos besoins, et constater que le monde ne s'effondre pas. Que vous n'êtes pas rejeté. Que vous pouvez même être davantage respecté. Ces expériences créent de nouvelles traces mémorielles qui viennent concurrencer l'ancien schéma.

Différentes approches thérapeutiques sont particulièrement efficaces pour ce travail : la thérapie des schémas (Schema Therapy) qui cible directement ces patterns, l'IFS (Internal Family Systems) qui travaille sur les différentes "parts" de soi en conflit, la thérapie centrée sur les émotions qui permet de revisiter les blessures émotionnelles à l'origine des schémas, ou encore l'EMDR pour certains traumas spécifiques.


Le changement durable ne vient pas de la compréhension intellectuelle des schémas, mais de nouvelles expériences émotionnelles qui créent de nouvelles traces dans votre cerveau.

Apprendre à reconnaître les signaux d'alarme. Une fois le travail entamé, il s'agit de développer une capacité d'auto-observation. Les signaux d'alarme ne sont pas seulement dans le corps (fatigue, tension, insomnie) mais aussi dans la manière dont vous interprétez les situations ("mon manager ne m'a pas répondu, il doit être mécontent"), dont vous vous parlez à vous-même ("je suis nul, j'aurais dû..."), dont vous acceptez ou refusez le soutien ("non merci, je vais me débrouiller").

La différence fondamentale entre travailler sur les symptômes et travailler sur les schémas devient alors évidente. Travailler sur les symptômes, c'est se reposer, apprendre à dire "non", changer de poste, diminuer la charge. Travailler sur les schémas, c'est explorer ses croyances sur la réussite et l'échec, comprendre pourquoi il est si difficile de dire "non" et ce que cela active en soi, identifier le besoin compulsif de se suradapter ou de "fuir" l'insatisfaction, redéfinir ses priorités profondes et revisiter le sens donné au travail et à l'effort.

Il ne s'agit pas de nier l'importance des mesures concrètes : le repos est nécessaire, la réorganisation utile, apprendre à dire non est important. Mais ces mesures n'ont d'efficacité durable que si elles s'appuient sur une transformation des schémas internes. Sinon, vous vous retrouverez à dire "non" avec une telle culpabilité que vous compenserez par un surinvestissement ailleurs. Vous prendrez des vacances en restant connecté en permanence. Vous changerez de poste en reproduisant exactement les mêmes dynamiques.


Le piège de l'identité professionnelle et la question du sens


Quand le travail devient la seule source de valeur

Un aspect crucial du burn-out chez les profils à responsabilités, rarement abordé avec la profondeur nécessaire, concerne la question de l'identité professionnelle. Pour beaucoup, le travail n'est pas seulement un moyen de gagner sa vie ou même de s'épanouir : c'est ce qui définit fondamentalement QUI ils sont.

Lorsqu'on vous demande "qui es-tu ?", que répondez-vous en premier ? Votre métier, votre fonction, votre entreprise ? Cette fusion entre identité et travail crée une vulnérabilité considérable. Chaque difficulté professionnelle devient une attaque contre votre être même. Un projet qui échoue, ce n'est pas juste un échec professionnel, c'est la preuve que "VOUS" êtes un échec. Une critique sur votre travail devient une critique de votre personne toute entière.


Quand votre identité se confond avec votre travail, chaque échec professionnel devient une attaque existentielle contre qui vous êtes.

Cette confusion identitaire explique pourquoi le burn-out provoque souvent une crise existentielle profonde. On ne perd pas simplement la capacité de travailler : on perd le sens de qui on est. D'où la terreur face à l'arrêt, la difficulté à accepter le repos, le sentiment de vide qui surgit dès qu'on ralentit. Car ralentir, c'est risquer de découvrir qu'on ne sait plus qui on est sans le travail.


La perte de sens : au-delà de la charge de travail

Le burn-out n'est pas qu'une question de quantité de travail. On peut s'épuiser en travaillant relativement peu, si ce travail n'a plus de sens. À l'inverse, on peut tenir des rythmes intenses si l'activité est profondément alignée avec ses valeurs et son sentiment d'utilité.

La perte de sens se manifeste de différentes façons :

♥ le sentiment de faire un travail inutile, absurde, qui ne sert à rien
♥ le décalage entre ses valeurs personnelles et ce que l'entreprise demande de faire
♥ l'impression d'être devenu un simple exécutant, privé d'autonomie et de créativité
♥ la bureaucratisation croissante qui éloigne du cœur du métier

Ce qui épuise alors, ce n'est pas l'effort en soi, mais l'effort vide de sens. On continue à s'activer, mais sans savoir vraiment pourquoi, par inertie, par peur, par obligation. Cette dissonance entre l'action et le sens génère une fatigue existentielle particulièrement profonde.

Travailler sur le burn-out implique donc nécessairement de revisiter la question du sens : Qu'est-ce qui, dans mon travail, me nourrit vraiment ? Qu'est-ce qui m'épuise sans contrepartie ? Quelles sont mes valeurs profondes et comment mon travail actuel s'inscrit-il (ou non) dans ces valeurs ? Cette exploration peut conduire à des ajustements dans le poste actuel, ou parfois à des réorientations plus profondes.


Le surmenage comme évitement

Une dimension rarement explorée du surmenage concerne sa fonction d'évitement. Paradoxalement, certaines personnes utilisent le surmenage comme une façon de ne pas affronter d'autres aspects difficiles de leur vie : des problèmes relationnels, une vie personnelle insatisfaisante, des questions existentielles inquiétantes, un vide intérieur.


Parfois, le surmenage est une fuite en avant : tant qu'on court, on n'a pas le temps de penser, de ressentir, ou d'affronter ce qui fait mal.

Tant qu'on court, qu'on est débordé, qu'on croule sous les urgences, on n'a pas le temps de penser, de ressentir, de questionner. Le surmenage devient alors une forme de fuite en avant, une façon de remplir le vide par l'agitation. C'est ce que certains thérapeutes appellent "l'addiction au travail" : non pas un amour du travail, mais une dépendance à l'état d'urgence permanente qui permet de ne pas affronter ce qui fait mal.

Cette fonction d'évitement explique pourquoi certaines personnes, même épuisées, résistent farouchement à ralentir. Car ralentir signifierait se retrouver face à ce qu'on a fui : la solitude, le vide, les questions sans réponses, les relations à réparer. Le travail intense devient un refuge contre soi-même.

Sortir du burn-out implique alors d'accepter de regarder ce qu'on a évité. De se demander : "De quoi ai-je eu si peur que j'ai préféré m'épuiser plutôt que d'y faire face ?" Cette question courageuse ouvre la voie à une transformation bien plus profonde qu'un simple réaménagement du temps de travail.


Conclusion : Prendre soin de soi pour retrouver la maîtrise de sa vie

Sortir du burn-out et du surmenage, ce n'est pas seulement s'accorder du repos ou changer de poste : c'est plonger au cœur de ses schémas, comprendre ce qui, en soi, pousse à l'épuisement, et réinventer sa manière d'être en relation au travail, à soi-même, et aux autres.

Cette démarche demande du courage, de l'honnêteté, et parfois un accompagnement spécialisé. Mais c'est aussi une occasion unique de retrouver sa liberté intérieure, de faire évoluer ses critères de réussite au-delà des injonctions sociales, et de transmettre à son entourage une capacité à s'adapter sans se renier.

⚠️ Le burn-out n'est pas une fatalité. C'est un signal, certes douloureux, mais qui peut devenir le point de départ d'une transformation profonde.

À condition d'accepter de regarder au-delà des symptômes, vers les schémas invisibles qui gouvernent nos vies. À condition d'oser questionner ce qui semblait aller de soi : les définitions de la réussite, de la valeur, du sens. Et surtout, à condition de s'autoriser à devenir, enfin, l'auteur de sa propre vie plutôt que l'exécutant de scénarios écrits par d'autres.

Si vous êtes prêt à entamer ce travail en profondeur, n'hésitez pas à me contacter pour un accompagnement personnalisé.

Auteur : Karine BIAVA (2025)
Psychothérapie et Art-thérapie à Peymeinade 06 530

Consultations en cabinet (Grasse, Alpes-Maritimes) et en visioconférence sécurisée (France & International)

Si vous sentez que vous avez besoin d’aide et de conseils pour que le burn-out et le surmenage ne vous prennent plus au piège, vous pouvez entreprendre des séances de thérapie pour solutionner durablement votre situation.

N'hésitez pas à prendre rendez-vous (hypnose, PNL, IMO, EMDR - DMS, art-thérapie, thérapies émotionnelles, thérapie des schémas, thérapie de reprogrammation de la mémoire ou thérapie de la cohérence).

La théorie est une chose, en profiter vraiment en est une autre.
Une séance suffit pour répondre à une question.
Une thérapie est efficace durablement que après plusieurs séances.


D'autres articles sur ce sujet dans le BLOG ? Regardez ici.

Cet article vous a plu ? Si vous voulez échanger sur cet article, je le ferai bien volontiers avec vous. Pour ceci vous pouvez utiliser le formulaire de contact.